Souvenirs de Philippe Celdran:

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"Suite à ma blessure à Sedan, la proposition du Mans était intéressante sur le plan sportif notamment. Le déroulement de la saison a dépassé toutes mes espérances.

Je garde un souvenir particulier de l’année de la montée en L1. Nous avions rapidement vu que notre groupe était fort. Nous avions enchaîné six victoires lors de nos six premiers matchs et il n’y avait pas beaucoup d’équipes qui nous étaient supérieures. Avec du recul, on peut voir que notre équipe comportait des joueurs d’un certain niveau à l’instar de Frederic Thomas, Laurent Bonnart ou Daniel Cousin. Le groupe était extra avec une bonne ambiance, c’était un régal d’aller à l’entraînement et je garde pas mal d’amis de cette période.

Je me souviens avoir gagné 4-3 à Lorient. Lorient est ma ville d’origine et j’avais marqué à la 24e minute.

Je me souviens également de mon but contre Châteauroux. C’était un coup franc que j’avais tiré et qui était rentré dans les buts de Rodolphe Roche à la suite d’un cafouillage. Nous avions gagné ce match 1-0 grâce à ce but à la 44è minute de jeu.

Le soir de la montée, je me souviens avoir été jusqu’à la place de la préfecture en bus comme des champions du monde. Il y avait énormément de monde et d’ambiance ce soir là."  Merci Philippe.

Souvenirs de Yohann Rangdet :

Cette deuxième saison au Mans m’a permis de jouer un peu plus (malgré les arrivées de Peyrelade et Pancrate. J’étais le troisième attaquant derrière la paire Cousin - Peyrelade. Mais c’est surtout l’année de la première montée du MUC en Ligue 1 : un formidable souvenir même si l’année s’est terminée sur une opération du ménisque après une dernière titularisation à Laval, pour le derby. Petit regret, donc, de ne pas avoir participé au dernier match de la saison, à domicile contre Amiens, alors que la montée était déjà acquise. Je n’étais d’ailleurs pas le seul dans ce cas : Peyerlade, Celdran, Poulard, les frères Pelé, et mon pote Yo (Hautcoeur), entre autres étaient également à mes côtés dans les tribunes.

Les coupes étaient un peu ma «bouffée d’oxygène», les compétitions dans lesquelles je pouvais un peu plus m’exprimer. Je me souviens d’ailleurs d’un entretien avec le coach en janvier 2003, nous devions jouer pas moins de dix matchs dans le mois. Il m’avait alors dit : « prépare-toi, yo : il y a beaucoup de matchs en janvier, je vais faire appel à toi ! Je veux t’utiliser dans le même registre que Didier (Drogba) l’an dernier : en joker de luxe ». Même si la similitude s’est arrêtée là, cela faisait plaisir d’être comparé à  un tel joueur. J’ai donc essayé d’être performant quand on m’a donné ma chance. Durant ce premier mois de l’année, j’ai marqué deux fois à Carquefou (4-1), en Coupe de France, alors que nous étions mal embarqués (victoire dans les prolongations) ; et j’ai réduit le score à Saint-Étienne (3-2), en Coupe de la Ligue, alors que nous Étions menés 2-0.

Mon passage au MUC 72 restera avant tout pour moi une aventure humaine extraordinaire : une bande de potes heureux de se retrouver en dehors (nous étions une dizaine à habiter dans la même rue), et sur le terrain. Tout cela encadré par quelques «anciens» (Poulard, Peyrelade, Celdran, Arnaud, Bolivard, Drouin, et j’en oublie). Je pense que cela a été la clé de notre réussite ! J’en ai d’ailleurs gardé trois grands amis que sont Lolo (Bonnart), Yo (Hautcoeur) et Chris (Freitas) avec qui je pars régulièrement en vacances.

Sur le plan sportif par contre, je ressens un goût d’inachevé : j’avais tout pour m’épanouir : un club familial, un groupe sain, une belle région, des amis en dehors, un président (Noël Peyramayou) et des supporters qui m’appréciaient. Mais un Hic, et non des moindres, le coach de l’Époque ne croyait pas en moi. Il n’a rien fait pour me retenir lorsque je lui ai annoncé mon intention de signer à Créteil. J’aurais été curieux de savoir quelle trajectoire ma carrière aurait prise en restant une année supplémentaire en Ligue 1, avec le changement d’entraîneur que cela a engendré ! Mais c’est comme ça, c’est le football, et on ne refait pas le passé !

Saison 2002-2003 par James Fanchone

C’était énorme. Ce sont parmi les plus beaux moments de ma carrière. En fin de saison, on jouait à Grenoble puis à domicile. Il nous fallait un point sur les deux rencontres pour accéder enfin à la L1.

On fait 0-0 à Grenoble, on était fous, on avait les larmes aux yeux. Je suis né au Mans, jamais le club n’avait accédé à ce niveau et c’est aussi pour ça qu’on était émus. On était une équipe de jeunes encadrés par des anciens comme Laurent Peyrelade. On était une bande de copains qui vivaient une aventure ensembles et qui arrivaient à la consécration. Je finis deuxième meilleur buteur en étant ailier droit.

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Saison 2002-2003 par Philippe Celdran

Je me souviens de l’année de la montée la première fois en L1 en 2002-2003. Le match contre Châteauroux qui avait été particulièrement déterminant pour la montée. On avait joue à 10 contre 11 après l’expulsion de Daniel Cousin. On avait tenu le score de 1-0 et maintenu notre seconde place à 5 journées de la fin du Championnat. J’ai le souvenir de ne pas avoir perdu beaucoup de match à Léon Bollée cette année la. Ce sont mes plus beaux souvenirs sportifs. Le MUC reste pour moi, sportivement et humainement, une super expérience.